Favourite Worst Nightmare - Arctic Monkeys

Favourite Worst Nightmare - Arctic Monkeys
Est-ce réellement utile de rappeler le phénomène Arctic Monkeys ? Il y a un an, alors à peine âgés de 20 ans, le groupe s’imposait déliberemment à la première place des charts du monde entier, dépassant les plus grands groupes des décennies précédentes. Loin de s’être reposés sur leurs lauriers, enchaînant tournées, et nouvelles compositions, les singes sortent une suite à l’énorme succès de « Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not ».
C’est qu’ils auraient très bien pu attendre deux ans, et sortir une suite inintéressante, régalant les journalistes adorant détruire les groupes après le « toujours difficile deuxième album ».
La passion étant plus forte, et au risque de décevoir, les Arctic Monkeys relèvent le défi.

Des lors, la comparaison s’avère difficile. Nettement plus mature qu’à leurs débuts (ils avaient en effet sortit leur premier opus quelques mois seulement après avoir touché à leurs instruments), « Favourite Worst Nightmare » se révèle être plus travaillé, plus adulte. Portant extraordinairement bien son nom, le nouveau son de cet album reflète une sensation étrange, bizarre, presque malsaine, tel le torturé « If You Were There, Beware » ou l’ironique single « Brianstorm » Des questions sans réponses, du doute. Comme un cauchemar dont on se réveille en étant troublé…

Difficile d’abordage à la première écoute, parce que plus sombre, on adore ensuite rapidement les excellentes mélodies du génial Alex Turner, ajoutées aux guitares caractéristique des Monkeys. Plus proche des titres “ From The Ritz To The Rubble”, “Perhaps Vampire Is A Bit Strong But...” que des tubes « Bet You Look Good On The Dancefloor » ou encore « When The Sun Goes Down”, “Favourite Worst Nightmare” relève les attentes à la hauteur de nos espérances, en les dépassant.


Par juiceb0x.skyblog.com

# Gepost op dinsdag 24 april 2007, 16u11

Cassadaga - Bright Eyes

La réputation de Conor Oberst et ses Bright Eyes n'est plus à faire. L'auteur compositeur, multi instrumentiste à, en seulement 9 ans de carrière sorti 10 albums, sans compter les lives et autres EPs, tous de relativement bonne facture malgré quelques fausses notes.


Son nouvel opus Cassadaga a la tâche difficile de succéder au génial I'm Wide Awake It's Morning sorti en 2005 (un des meilleurs albums de cette année).
Tout en gardant son style résolument lo-fi, Oberst décide cette fois de jouer pleinement la carte country politiquement engagé. Il est très souvent comparé à Dylan dans ses textes, à tort, la poésie littéraire caractérisant ce dernier lui faisant défaut.


La première écoute s'avère difficile malgré les quelques titres catchys sans réel intérêt (Four Winds, Classic Cars...). En effet, la repetitivité, autant dans les mélodies que dans les thèmes abordés peuvent vite lasser. C'est durant la seconde, voire la troisième écoute que l'on peut découvrir quelques (rares) perles dans cette galette.
Les morceaux adoptant des thèmes politiquement engagés sont les plus problématiques. En effet, dans ses précédents albums Oberst arrivait toujours à relativiser les sujets et à être sévère envers lui-même. Le souci majeur est l'extension de son champ de vision, mais pas de ton, résultant à des textes arrogants, avec beaucoup de son, mais très peu de tonnerre.


D'un point de vue musical, Oberst décide d'opter pour une production très léchée avec des orchestres présents sur quelques titres, des orgues par-ci par-là, mais le tout dans un esprit très traditionaliste, faisant évidement contraste avec les paroles se voulant révolutionnaire de l'auteur-compositeur.


Un titre cependant sort su lot, Lime Tree, un morceau sur la solitude et le désir, deux sentiments qu'il connaît apparemment très bien, et qu'il aborde avec une finesse et une intelligence émotionnelle que l'on pourrait attendre de lui.


De "l'art" politique est nécessaire dans la situation actuelle des choses, mais l'approche regorgeant de propos simplistes utilisée par Conor Oberst pour ce Cassadaga est loin d'être la meilleure. Nous avons au final, un bien maigre album, loin, très loin, de son chef-d'oeuvre de 2005.


Le Baron


http://www.myspace.com/digsband

# Gepost op woensdag 11 april 2007, 10u28

Neon Bible - Arcade Fire

Neon Bible - Arcade Fire
Une chose est sûr avec ce second opus d'Arcade Fire c'est que la première écoute n'est pas la plus simple. Plus sombre, même glauque et moins accessible que Funeral, la première écoute peut déconcerter. Mais les suivantes n'ont que fortifier de plus en plus mon adoration pour cet album. Aux premiers abords, je regrettais les effusions vocales de Funeral, le son clair mais dense. Mais si on écoute bien ces effusions sont aussi dans Neon Bible, plus sombres, plus poignantes, plus excitantes.
Résultat : c'est un chef d'oeuvre incontestable, plus élaboré que le précédent et plus ensorcelant.

*Black Mirror : elle charme d'entrée, même à la première écoute, ce qui a pu dérouter pour la suite. 1,2,3 dix miroirs noirs ! Le piano y est si envoûtant. Titre idéal pour faire la passerelle entre Funeral et Neon Bible, tout y est. Les effusions me font penser à une marche pour la liberté d'une masse d'inconnus, c'est effrayant, vombrissant, un régal.

*Keep The Car Running : titre qui allie tout le talent d'Arcade Fire, même s'il n'est pas mon préféré ; l'impression d'être en retenu jusqu'à ce que les paroles s'accélèrent « They know my name cause I told it it to them », ceci imagé par les lettres qui se bousculent.

*Neon Bible : mélancolique-romantique-tragique, les âmes les plus sensibles l'apprécieront le plus. Une magnificence où on aimerait s'endormir pour toujours car elle rappelle doucereusement les plus belles berceuses jamais réalisées.

*Intervention: ou comment tomber follement et tragiquement amoureuse d'une chanson ? Tout est parfait dans ce titre, un élan de réussite ! Mon Dieu ! De la douceur, de la douleur, de la joie, de l'espoir, de la volonté, du désespoir, tous les sentiments les plus beaux de l'humanité illustrés dans une unique oeuvre. Les voies qui se marient à merveille, magique ?
De quoi tirer les larmes devant un lac qui s'éteint de sa lumière du jour si si essayez, assis devant le Lac Léman à Ouchy, le regard perdu dans l'eau ou le ciel, on ne sait plus.

*Black Wave / Bad Vibrations : lier l'anglais et le français mieux que n'importe qui. Une voie charmante, claire qui laisse place à un autre mi-violente, mi-douce, accentuée par une batterie plus forte. Des effets tranchants. Waw.

*Ocean of Noise : je n'en suis pas fan entièrement, me rappelle incroyablement un titre de Radiohead ou Björk. Début assez tranquille, douillet, mais à la fin une sélection parfaite d'instruments qui reprennent le thème général en le fortifiant et le magnifiant ! Dommage qu'il faille attendre quatre minutes pour cela et que ça ne dure qu'une minute!

*The Well and the Lighthouse : réussie pareillement que Black Mirror, le résultat des voies est époustoufflant. Une montée en puissance qui finit en douceur!

*(Antichrist Television Blues) : rien d'extraordinaire mais simplement beau.

*Windowsill : cette intro « Don't wan... » à répétition qui monte qui monte, avec ses subtilités à l'arrière, puis ça part avec ces percussions! Mon coeur bat à ce même rythme.

*No Cars Go : après ces 9 titres géniaux, peuvent-ils encore nous charmé ? Putain, oui et pas qu'un peu!No Cars Go retravaillée pour l'album taillade tout sur son passage, et ce live au Rock en Seine, ébourriffant!

*My Body is a Cage : sa beauté musicale apporte tellement de plaisir...on croirait presque ressentir de la douleur...Elle soûle (dans le bon sens du terme), elle envoûte, elle te prend au ventre et t'entraîne vers les cieux, ou vers le fond c'est selon. « My body is... » et le pétage de plomb ordonné retentissant qui t'éventre jusqu'au plus profond de tes entrailles. Elle passe par tes oreilles et touche ton coeur! Six milles idées d'illustrations cinéastes me viennent à l'esprit.


Cet album est une merveille, j'en peux plus, c'est tellement beau!

J'ai même honte de pousser mon coup de gueule par rapport à la version « édition limitée » qui ne comporte que des jeux de papier en plus, pas de vidéo, special track, rien. Mais je n'oserais jamais de ma vie dire dommage...


Par sisterray.skyblog.com

# Gepost op dinsdag 10 april 2007, 09u53

The end has no end

Welcome les phanatiques de rock qui aiment aussi en parler!

Voici donc un journal électronique de critiques d'albums dont VOUS êtes les auteurs!

2007 s'annonçant comme très prolifique pour le rock, et c'est déjà le cas après ces trois mois, les pages devraient se remplir rapidement si vous le voulez bien!

Procédure:

si votre âme musicale est assez sensible pour vous pousser à créer une critique construite d'un album (générale ou song by song, la forme est libre), envoyez-la à l'adresse suivante, Bring_It_On_Down_Blog@hotmail.com, avec la signature de votre choix (nom/prénom/adresse de blog).

Mon projet est d'en publier une seule par album, ensuite les commentaires feront offices de discussions, de critiques, etc...

Donc si ça vous tente n'hésiter pas!

Bring It On Down!
The end has no end

# Gepost op maandag 09 april 2007, 07u46

Gewijzigd op maandag 09 april 2007, 17u32